20/06/2015 Le CHU d'Angers accompagne la famille d'Ayana

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Publié le 28 décembre 2015 Mis à jour le 14 janvier 2016

Dans le cadre de l’interpellation médiatique des parents d’Ayana, bébé pris en charge dans le service de réanimation pédiatrique du CHU d’Angers, ce dernier a tenu à préciser les conditions d’accompagnement des parents et la nature de la prise en charge d’Ayana.

Depuis 42 jours qu’Ayana est hospitalisée, le dialogue entre ses parents et les soignants n’a jamais été interrompu. Les choix thérapeutiques mis en place l’ont toujours été en concertation avec les parents. Il s’est agi durant ces 42 jours pour l’équipe de mettre en œuvre toutes les mesures pour soulager les souffrances extrêmes d’Ayana, et ce, dans le respect de l’écoute des parents. Aussi, médecins et personnels soignants qui prennent soin d’Ayana au quotidien ont été marqués d’apprendre par voie de presse que les parents s’opposaient aux décisions convenues ensemble.
Durant ces 6 semaines, l’équipe a longuement discuté -et à de nombreuses reprises- avec les parents d’Ayana des protocoles thérapeutiques à envisager à terme face à l’état gravissime de leur enfant et notamment à sa douleur croissante ; le devoir premier de l’équipe étant de lutter contre la souffrance de ce bébé.
Les douleurs d’Ayana devenant extrêmes et rebelles au traitement, l’équipe a reformulé aux parents ce mercredi 17 juin -de la manière la plus juste, la plus loyale et la plus compréhensible- les alternatives thérapeutiques. A cette occasion, l’équipe leur a de nouveau présenté les décisions envisagées qui visent à suspendre une réanimation lourde devenant douloureuse pour Ayana.
C’est donc en concertation avec les parents que la date de l’arrêt de la réanimation lourde a été convenue. A aucun moment, les parents n’ont manifesté de désaccord ou d’opposition. C’est leur douleur, la douleur indicible de la perte probable d’un enfant, qui a transparu lors de cet entretien et de ceux qui ont suivi. Une douleur que comprend et accompagne l’équipe.
Si un désaccord avait été exprimé, celui-ci aurait entrainé une suspension de la décision afin d’examiner de nouveau avec les parents les conséquences du maintien de la réanimation sur la souffrance d’Ayana.
L’équipe de médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues qui travaille au quotidien auprès de l’enfant entend la détresse de ses parents et va poursuivre l’accompagnement de ces derniers en mettant de côté l’emballement médiatique. Il apparaît plus nécessaire que jamais de rester concentrés sur la prise en charge d’Ayana, en continuant à lui prodiguer les soins les plus appropriés dans le respect de sa dignité et de l’écoute de ses parents.