Date(s)

le 7 avril 2026

C’est un véritable virage numérique qui est pris par le CHU d’Angers et le Centre hospitalier du Mans en matière d’anatomocytopathologie (ACP), la spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics.

Si auparavant les lames de verre issues des prélèvements de cellules et tissus (biopsie par exemple) étaient interprétées au microscope par les médecins pathologistes, désormais les deux établissements sont dotés de scanners de lames de toute dernière génération.

Ils permettent une numérisation et une interprétation sur écran, grâce à un système de gestion d’imagerie partagé par les hospitaliers des deux établissements.

Cette modernisation des pratiques d’ACP présente de nombreux bénéfices au profit des patients et des équipes hospitalières. 

Etablir un diagnostic et définir la stratégie thérapeutique

Derrière chaque diagnostic , notamment de cancer, se cache une étape clé, souvent invisible pour les patients : le diagnostic anatomopathologique.

Lorsqu’un patient est pris en charge au CHU d’Angers ou au CH du Mans pour un cancer de la prostate par exemple, une biopsie est réalisée afin d’en déterminer précisément le grade et orienter le traitement. L’échantillon prélevé est alors confié à une équipe d’ACP, dont l’expertise est déterminante.

« Souvent méconnue du grand public, cette étape est essentielle : elle permet d’établir undiagnostic précis et de définir la stratégie thérapeutique, en lien étroit avec le médecin spécialistede l’organe concerné », rappelle le Pr Marie-Christine Copin, cheffe du service Pathologie cellulaire et tissulaire au CHU d’Angers.

Longtemps cantonnée à l’examen de lames de verre au microscope, cette discipline connait aujourd’hui des évolutions majeures. Ainsi, depuis mars 2026, les lames microscopiques sont numérisées grâce à des scanners de très haute résolution, transformant en profondeur les pratiques et ouvrant la voie à une médecine plus précise et à de nouvelles coopérations territoriales entre le CHU d’Angers et le Centre hospitalier du Mans.

Le soutien de l'ARS et de la Ligue contre le cancer

Au total, 6 scanners permettant la numérisation des lames ont été acquis pour les deux établissements.

Pour le CHU d’Angers, ce projet représente un investissement de 1,377 million d’euros :
  • 597 000 € d’acquisition de scanners, au nombre de 4 : 1 dédié aux urgences, 1 à la fluorescence et 2 à haut débit.
  • 140 000 € d’acquisition d’équipements biomédicaux complémentaires (automates de coloration notamment),
  • 340 000 € pour le numérique (stockage des données et interfaces notamment),
  • 300 000 € de travaux notamment de génie climatique ont été réalisés pour moderniser le laboratoire d’anatomocytopathologie.
L’acquisition de ces scanners a été facilitée grâce au soutien :
  • Du comité départemental de Maine-et-Loire de la Ligue contre le cancer, à hauteur de 600 000 € ;
  • De l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire au titre du fonds d’intervention régional (FIR) et du fonds pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS) dédié ici à l’anatomocytopathologie à hauteur de 716 800 €.
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Plus d'infos dans le dossier de presse dédié.

 
Quatre scanners de dernière génération ont été acquis par le CHU d'Angers avec le soutien financier de l'ARS Pays de la Loire et le comité départemental de la Ligue contre le cancer. Ici, François, technicien au sein du service Pathologie cellulaire et tissulaire, insère des lames de verre pour les numériser.
Crédit : Catherine Jouannet CHU Angers
 
 
Publié le 7 avril 2026 Mis à jour le 8 avril 2026