Date(s)

le 26 janvier 2026

À partir de février 2026, le CHU d’Angers renforce son offre en psychiatrie et en santé mentale avec l’ouverture d’un SAS Psy, un service d’accès aux soins dédié à la réponse psychiatrique. Adossé au SAMU – Centre 15, ce nouveau dispositif proposera un accompagnement téléphonique spécialisé, assuré par des infirmiers en psychiatrie.

Lors de l’ouverture, ils seront trois à assurer la réponse téléphonique du lundi au jeudi, de 10h à 17h45. À terme, l’équipe comptera six professionnels (3 ETP), pour une disponibilité 7 jours sur 7, de 10h à 22h.

Comment cela fonctionnera ?

Lorsqu’une personne en détresse psychique appellera le 15, elle sera d’abord prise en charge par un assistant de régulation médicale, puis par un médecin urgentiste régulateur. Si la situation ne nécessite pas l’envoi immédiat de secours ou un passage aux urgences, l’appel sera orienté vers le SAS Psy.

« Le temps des ARM et des urgentistes est compté. Or, ce type d’appel est souvent plus long — environ 20 à 30 minutes en moyenne. Un interlocuteur spécialisé est donc plus adapté pour écouter, apaiser, recueillir des informations importantes (l’existence d’un suivi par exemple), conseiller et orienter vers les bons professionnels », explique le Pr Bénédicte Gohier, cheffe du service de Psychiatrie-Addictologie du CHU.

« Le SAS Psy, c’est une réponse personnalisée, un accompagnement expert, qui permet le plus souvent une désescalade des situations de détresse. Et lorsque c’est possible, il permet d’éviter un passage par les urgences, souvent source de stress », ajoute-t-elle.
Ce type d’accompagnement téléphonique a des effets concrets : dans les départements où il existe déjà, on observe une baisse de 15 à 30 % des passages aux urgences chez les personnes en souffrance psychique, pour qui l’environnement des urgences peut être particulièrement anxiogène.

Un dispositif complémentaire

Le SAS Psy viendra compléter le SAS de médecine générale, afin d’offrir aux appelants une réponse plus personnalisée et adaptée à leurs besoins.

Les équipes auront une connaissance fine de l’offre de soins du territoire (notamment les Centres Médico-Psychologiques de secteur) et travailleront en lien étroit avec les partenaires publics, les professionnels de santé libéraux et s’appuieront sur les dispositifs existants (comme les équipes mobiles du CESAME par exemple).

Le SAS Psy vient ainsi enrichir et fluidifier les parcours de soins. « On peut voir le SAS Psy comme une réponse intermédiaire, entre les urgences et un accueil programmé de jour. C’est un dispositif complémentaire, qui a déjà montré son efficacité dans d’autres départements. Il ne remplace pas le travail réalisé au quotidien en ville par les médecins généralistes, psychologues ou psychiatres, ni les prises en charge en CMP. Mais il permet de renforcer la réponse psychiatrique d’urgence ressentie », précise le Pr Gohier.

Une équipe spécialisée et formée

Les infirmiers qui composeront le SAS Psy sont actuellement formés auprès des assistants de régulation médicale (ARM) et des professionnels de santé du 3114, la ligne nationale de prévention du suicide. Ils partageront leur activité entre le SAS Psy, le service de psychiatrie clinique et les urgences du CHU, une diversité professionnelle qui contribue à l’attractivité de ces métiers.

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Publié le 26 janvier 2026 Mis à jour le 27 janvier 2026