Si, initialement, l’équipe hospitalière du service Dermatologie du CHU d'Angers avait opté pour une réponse téléphonique via une ligne dédiée, elle s’est vite retrouvée confrontée à une augmentation des demandes et à la nécessité fréquente de réceptionner des photos (de grains de beauté, de plaie, d’éruption, etc.) pour donner un avis pertinent.
Les dermatologues du CHU ont opté, depuis 2 ans, pour la plateforme de télémédecine de l’Agence régionale de santé, sur laquelle sont réceptionnées et traitées les demandes de télé-expertise, garantissant un partage de documents et d’informations sécurisé.
Un avis complémentaire au CHU
Les bénéfices sont nombreux et les demandes croissantes.
Ce dispositif permet :
Pour le professionnel de santé demandeur et le patient :
- De fluidifier le parcours de soins en facilitant l’accès à l’avis du dermatologue ;
- De poser rapidement des diagnostics ;
- Souvent de permettre la réassurance du patient par le médecin requérant ;
- D’éviter le renoncement aux soins et d’éviter les pertes de chances.
Pour le service hospitalier :
- De prioriser les demandes de prises en charge : délai de prise en charge réduit pour les situations sévères (organisation de consultations ou d’intervention chirurgicale dans des délais courts, et parfois de poser l’indication d’une hospitalisation) ;
- De former les internes : en binôme avec un médecin senior, ils visualisent les demandes et réfléchissent au diagnostic et au traitement à proposer.
Des demandes croissantes
- En 2022 : 1 825 téléexpertises réalisées ;
- Plus de 200 télé-expertises en dermatologie sont réalisées chaque mois soit en moyenne 10 demandes par jour ;
- 75 % des télé-expertises réalisées donnent lieu à une consultation au CHU, pour un complément d’examen non réalisable à distance ou la réalisation d’un traitement technique ou chirurgical.
Plaies et cicatrisation : une télé-expertise ouverte également aux infirmières
Les infirmières libérales et d’Ehpad peuvent également solliciter une téléexpertise en dermatologie pour obtenir un avis sur un protocole de soins.
Il revient à l’infirmière en pratique avancée (IPA) du service de dermatologie de répondre à ces demandes.
Son activité – supervisée par un médecin du service - est centrée sur les plaies chroniques, les retards de cicatrisation et le suivi des maladies chroniques stabilisées (eczéma, psoriasis, urticaires chroniques).