Novembre bleu

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Octobre rose laisse place à Novembre bleu, un mois de campagne d'information et de sensibilisation historiquement dédiée au cancer de la prostate. Mais le cancer de la prostate n'est malheureusement pas le seul cancer masculin meurtrier et pour lequel une détection à une phase précoce augmente de façon importante les chances de guérison. C'est pourquoi le CHU d'Angers profite de Novembre bleu pour parler des 3 cancers masculins : prostate, testicule et verge.

Préambule

Les cancers représentent en France la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme. En 2023, le nombre total de nouveaux cas de cancer est estimé à 433 000 dont 57 % chez l’homme.

Le cancer de la verge

En chiffre

Le cancer de la verge est un cancer rare qui touche environ 500 nouveaux patients chaque année en France.

Comment le diagnostiquer ?

Le cancer de la verge se développe à partir de la muqueuse du gland ou du prépuce. Les premiers signes cliniques du cancer de la verge ressemblent à une excroissance (semblable à une verrue) ou une tache rouge plus ou moins ulcérée qui ne disparaît pas. Si le cancer se développe, il peut envahir toute la verge et s'étendre aux ganglions de l’aine.
Le dépistage précoce est essentiel d'autant que ce cancer se développe lentement et que les premiers signes cliniques sont visibles à l'œil nu : au moindre doute, il faut oser en parler à son médecin traitant.

Quels sont les facteurs de risques ?

Il existe 3 principaux facteurs de risques :
  • Le défaut d'hygiène locale, favoriser notamment lorsqu'il y a une rétraction de la peau du pénis qui empêche le décalottage et qui provoque une inflammation chronique ;
  • Le lichen scléreux, pathologie fréquente du prépuce ;
  • Les infections non symptomatiques à papillomavirus humains (HPV).








Le cancer de la prostate

En chiffre

Le cancer de la prostate reste le cancer le plus fréquent chez l'homme en France, suivi des cancers du poumon et colorectal. Il représente 28 % des cancers masculins (et 16 % de l'ensemble des cancers).
On dénombre environ 50 000 nouveaux cas chaque année en France et il est la 3e cause de décès par cancer.

Comment le diagnostiquer ?

Au début de la maladie, le cancer de la prostate ne provoque pas de symptômes. Des troubles urinaires peuvent apparaître dans un second temps, mais ce n’est pas systématique.
C’est pourquoi le diagnostic du cancer de la prostate passe essentiellement par un dépistage précoce. Cependant, il n’existe pas en France ni dans aucun autre pays, de programme national de dépistage du cancer de la prostate mis en place par les autorités de santé et qui s’adresserait à tous les hommes de manière systématique.
Il est donc essentiel d’en parler avec son médecin traitant et/ou son urologue pour évaluer les risques et la nécessité de procéder à un examen clinique : le toucher rectal. Cet examen de la prostate, inconfortable, mais indolore, permet au médecin de vérifier le volume, la consistance et la texture sur une partie de la prostate.

Quels sont les facteurs de risques ?

Il existe différents facteurs de risques avérés :
  • L'âge, qui est le principal facteur de risque identifié pour ce cancer ;
  • Les prédispositions génétiques ;
  • Les antécédents familiaux de cancer de la prostate ;
  • L'origine ethnique : l'Afrique subsaharienne et les Antilles ont des incidences supérieures à la moyenne mondiale ;
  • Le surpoids.
Plusieurs facteurs de risques professionnels et environnementaux sont suspectés comme l’exposition à l’arsenic, au cadmium et aux pesticides. Des études complémentaires sont nécessaires pour pouvoir conclure à l’existence d’une association entre ces facteurs et le risque de cancer de la prostate.


























Le cancer du testicule

En chiffre

Le cancer du testicule reste relativement rare. Il touche environ 2 700 nouveaux patients chaque année en France. Il est néanmoins le plus fréquent des cancers masculins dits solides chez l'homme entre 15 et 34 ans.

Comment le diagnostiquer ?

Un homme touché par un cancer du testicule peut ressentir une gêne, une induration ou une masse avec parfois une sensation de pesanteur dans un des deux testicules. Mais malheureusement, les premiers signes de ce cancer peuvent aussi être asymptomatiques.
Une autopalpation régulière des testicules permet de prévenir précocement toute anomalie.

Quels sont les facteurs de risques ?

Peu de facteurs de risques avérés sont identifiés en dehors :

  • Des antécédents de cryptorchidie : c'est à dire, le fait que le testicule ne soit pas descendu dans la bourse pendant l'enfance ;
  • Des antécédents personnels ou familiaux de cancer du testicule ;
  • Des prédispositions génétiques.
Plusieurs facteurs de risques professionnels et environnementaux sont suspectés et constituent des voies privilégiées de recherche comme l'exposition aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens.
Publié le 24 octobre 2023 Mis à jour le 28 novembre 2023